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Les Halles de Schaerbeek ont à nouveau abrité les créations de la cuvée 2010 de l’école bruxelloise de stylisme « La Cambre ».
Les étudiants y ont dévoilé leur vision de la mode à un public nombreux et curieux.
Les mannequins ont défilé sur un podium de 27 mètres, le long d'un "print" de 4 mètres de haut représentant un très gros plan de la peau, presque abstrait, le tout sur une chorégraphie "visible et physique", orchestrée par la suissesse Alexandra Bacheztsis.
Les élèves de 4ème année ont du répondre à deux exercices : l'acquisition d'un mode de pensée créatif et la concrétisation de celui-ci en vêtements. Résultat : beaucoup de pantalons pour les femmes, des coupes très graphiques (la collection pour homme d'Ericka Schillebeeckx), des plissés et des superpositions (Séraphine d'Oultremont) et de la couleur.
Les six stylistes sortants, quant à eux (ou peut-être faut-il dire "elles"), ont présenté des collections largement travaillées, beaucoup plus classiques que celles présentées en 2009, à l'issue de leur 4ème.
Alexandra Jacmin a joué sur la transformation car pour elle, tout bouge et tout évolue : un pantalon devient botte, une perruque devient écharpe... De larges carrures et des épaules démesurées ont donné une sensation d'unité à cette collection.
Margaux Bolle Maxlaw a décliné le concept d'identité, celle de la transparence qui ne cache rien et celle du miroir, qui renvoie le milieu où elle évolue. Ou encore celle de la radiographie, véritable carte d'identité intérieure.
Du gris bruxellois à celui de la mer du Nord, Amelie Chiba a intégré sa jeunesse japonaise à sa ville d'adoption, Bruxelles. Elle s'inspire donc de cette lumière et des habits ... liturgiques qu'elle égaye d'imprimés, de maille ou de perles. Une collection mixte qu'elle a voulu pour de "vrais gens", comprenez ceux qui répondent aux mensurations réelles et pas à celles des agences de mannequins.
Raphaelle H'Limi aime les vêtements trop grands, les couleurs vives, les cerf-volants et l'origami. Un cocktail que l'on retrouve dans cette collection qui ne suit aucune tendance, car pour cette étudiante, les tendances limitent l'imagination.
Pour sa collection, Lea Peckre a fait réaliser des sequins (paillettes, perles plates) en Chine, imprimés d'un effet bois de huit essences différentes. Ensuite, elle les a brodés pour rendre une atmosphère boisée, de marqueterie créant ainsi des silhouettes graphiques qu'elle dit inspirées des cimetières, lieux qui l'intriguent.
Influencée par la bassiste et chanteuse alternative Kim Gordon, Oriane Leclerq se la joue punk-rock attitude, très années 80, du cuir découpé, souple, des franges, des longues lamelles... Sa collection est féminine mais déjantée, volontairement chaotique mais très aboutie.
Texte : Aurore Meaux
Photos : -
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> 2ème Année |
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