Coups d'oeil sur la mode wallonne #1 Les Vrais Besoins des Créateurs - par E. Latour |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dans le cadre de l'expo "Innovation esthétique au coeur du Potager Créatif" dont l'objectif est de faire découvrir des créateurs wallons dans divers domaines artistiques, les designers mode ont été mis en avant au cours d'un défilé qui a lieu le 12 mars.
C'est une rare opportunité de pouvoir découvrir, à Bruxelles, dans un même événement, plusieurs créateurs du sud du Pays. Ce n'est pas que l'on y manque de talents. Ce n'est pas non plus que l'on y manque d'audace ou de technique. On y manque tout simplement de volonté politique de développement. Depuis 13 ans, la jeune mode belge est jaugée, dans le pays comme à l'étranger, à l'aune de la création anversoise. Si cela est partiellement dû au succès international des six d'Anvers à la fin des années 80, il faut surtout reconnaitre que les autorités politiques flamandes ont très vite saisi l'intérêt de ce succès et ont investi dans des organismes et des gens compétents capables de valoriser par la communication et les échanges une situation qui aurait pu retomber comme un soufflé raté. Le jeune créateur flamand dispose ainsi d'une infrastructure très professionnelle et très au fait des nécéssités de communication et de synergies propres au secteur. Ce qui fait totalement défaut aux créateurs mode wallons. Si l'initative du "Potager Créatif" est louable, elle reste totalement insuffisante : tout d'abord parce qu'elle mélange les genres dans une méconnaissance totale des particularités de chaque secteur (photographie, design ameublement, mode), ensuite parce qu'elle est ponctuelle. Ce dont la jeune création mode wallonne a besoin, c'est d'une structure permanente et hyperspécialisée dont les actions seraient les suivantes: récolter et dispenser les informations relatives à l'installation et aux aides, organiser des rencontres (bourses) créateurs-financiers, organiser un réseau de communication écoles de mode-entreprises, établir et soutenir une image de marque de la création wallonne en organisant des défilés de haut niveau dans des lieux stratégiques, communiquer avec la presse professionnelle et grand public (nationale et internationale), organiser une présence systématique dans les salons professionnels à l'étranger comme en Belgique ... Voilà qui constitue un minimum si l'on veut que les créateurs wallons bénéficient d'un début de reconnaissance à moitié équivalent à celui des designers flamands ou Antoine Dansaertiens. |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||